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L'intégration
familiale des personnes âgées revue
L'Express (Maurice)
Ile
Maurice
27
fevrier 2006
Maurice n'échappe pas au phénomène mondial du
vieillissement de la population, tendance qui n'est pas sans répercussions
sur l'économie du pays. Le National Economic and Social Council (NESC)
a rendu publique hier une étude : Integration of the elderly in the
family.
Par la même occasion, un séminaire, regroupant différentes
organisations non-gouvernementale (ONG) et des officiers du ministère de
la Sécurité sociale, s'est tenu hier au siège du Mauritius Research
Council (MRC) à Rose-Hill.
Présidée par la MRC, l'étude démontre que "l'intégration" des
personnes âgées à la famille ne veut pas nécessairement dire
qu'elles doivent vivre chez leurs proches. Bien au contraire, ce terme
comprend également les relations affectives étroites qui peuvent exister
sans qu'il y ait besoin de vivre sous le même toit.
L'augmentation du nombre de personnes âgées à Maurice, actuellement
à 120 000 - et qui devrait pratiquement doubler d'ici 20 ans -
s'explique par l'amélioration de la qualité de la vie et des soins médicaux.
Le rapport du NESC fait par ailleurs ressortir que de plus en plus de
personnes âgées, issues d'un milieu plutôt aisé, préfère une
certaine indépendance même si les liens affectifs avec leurs proches
restent forts.
Plusieurs propositions, allant du recul de l'âge de la retraite à la
mise en place de neighbourhood watch en passant par une augmentation des
études sur le vieillissement de la population, ont été faites hier lors
du séminaire d'une journée.
La ministre de la Sécurité sociale, Sheila Bappoo a, pour sa part, fait
ressortir que la structure familiale subit de profonds changements, comme
l'a fait ressortir l'étude du NESC. Son ministère, a-t-elle assuré,
travaille sur des propositions visant à améliorer considérablement le
quotidien des personnes âgées à travers la mise en place d'un plan pré-retraite,
entre autres.
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