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Quels sont les coûts de l'inactivité?

accueil physique et santé

France

24 octobre 2005

© Senioractu.com 2005

Le corps humain est conçu pour le mouvement et un style de vie sédentaire est lié à la maladie et à la mort prématurée. Une revue de 44 études a constaté que les individus qui maintiennent une activité physique raisonnable, en particulier à un âge moyen et à un âge avancé, sont deux fois moins nombreux que leurs homologues sédentaires à développer une maladie mortelle ou sérieuse. Ce bénéfice santé est comparable à l'éviction du tabac et l'inactivité est maintenant reconnue comme un des facteurs de risque des maladies cardiovasculaires.

Comment cela se traduit-il dans les dépenses économiques? Bien que la maladie et la mortalité font souffrir en premier lieu les victimes et leurs proches, elles engendrent également des coûts élevés en termes d'absentéisme au travail et de soins de santé. La plupart des études conduites aux Etats-Unis ont estimé que 18 % des cas de maladies cardiovasculaires (pour un coût total de 24 milliards $ en 1995) et 22 % des cas de cancer du côlon (un coût de 2 milliards $) dans la population sont imputables à l'inactivité. On saint aussi maintenant que les dépenses moyennes en soins médicaux chez les gens actifs sont 30 % plus basses que celles des personnes sédentaires.

En Grande-Bretagne, où le taux d'obésité est le plus fort d'Europe (autour de 20 % de la population, qui résulte, au moins partiellement, de l'inactivité), le coût de l'obésité a été estimé à 500 millions de livres, causant 18 millions de jours d'absence pour cause de maladie chaque année.


Quels sont les risques associés à l'activité physique?

Aucun geste n'est sans risque et l'exercice ne fait pas figure d'exception. A titre d'exemple, le risque de mort subite augmente d'un facteur 5 au cours d'un exercice intense chez une personne entraînée et d'un facteur 56 chez une personne non entraînée. Il y a aussi un risque plus élevé de blessures, par exemple du pied, de la cheville et du genou, une fois que l'on prend part à un exercice ou un sport intense. Finalement, plus d'attention doit être accordée à l'accoutumance au sport, qui suppose que des individus deviennent complètement « drogués » de leur sport, au détriment du travail et des relations sociales. Bien qu'un syndrome de dépendance à l'exercice ait été identifié, il est extrêmement rare et accompagne probablement d'autres problèmes, d'origine mentale, tels que l'anorexie ou les troubles obsessifs compulsifs.


Quel niveau d'activité physique faut-il viser?

Pendant plusieurs d'années, les promoteurs de la santé ont adopté des directives qui visaient l'amélioration de la santé cardiovasculaire et impliquaient un exercice intense requérant les grands groupes de muscles en continu pendant minimum 20 minutes (à l'équivalent de 60-80 % du rythme cardiaque maximal). Malheureusement, ce niveau d'exercice s'avère trop difficile à atteindre chez la majorité des individus, surtout les plus inactifs.

Les recommandations les plus récentes émanant des Etats-Unis et du Royaume-Uni plaident la pratique régulière d'une activité à des niveaux d'intensité modérés (la marche à vive allure). Cet objectif est réalisable par un pourcentage beaucoup plus grand de la population, étant donné qu'il peut être raisonnablement incorporé au cours de la journée et est moins exigent physiquement. Une promenade quotidienne de 20 minutes à bonne allure fera, au bout d'un an, une différence de 5 kg sur la balance et aura, chez la plupart des personnes, des bénéfices mesurables sur la santé cardiovasculaire et mentale. Les recommandations actuelles préconisent la marche à pied, si possible tous les jours de la semaine pendant environ 30 minutes. Certaines données suggèrent même que cette quantité d'exercice répartie en deux à trois fois par semaine est presque aussi efficace et plus commode que sur une base quotidienne.

Varier le type et l'intensité de l'activité améliorent la santé de manière optimale. A titre d'exemple, une promenade douce à l'heure du déjeuner, bien qu'insuffisante pour améliorer la santé du cour et des artères, constitue une pause saine au travail, améliore l'humeur et réduit le stress, tout en contribuant aussi au contrôle du poids. Pour ceux qui n'aiment pas ou sont incapables de programmer un exercice, éviter ou limiter le temps passé dans des attitudes sédentaires comme regarder la télévision peut s'avérer plus qu'utile. Etre simplement debout pendant une heure au lieu de regarder la TV chaque jour, par exemple, dépense l'équivalent de 1 à 2 kg de graisse par an. Pour fournir un avantage maximal à tous les secteurs du corps, une série d'exercices d'étirement spécifiques est aussi nécessaire. C'est particulièrement important chez les personnes âgées.

Le message qui préconise une activité physique modérée ne masque pas les bénéfices supplémentaires d'une activité plus intense, surtout sur la santé cardiaque et le métabolisme du glucose. Cependant, la plupart des personnes auront besoin de plusieurs mois pour atteindre un tel niveau d'activité. Les recommandations du Quebec Consensus Statement on Physical Activity, Health and Well-Being donne de conseils pratiques pour l'activité physique.
 


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