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Alzheimer: aucun moyen n'est efficace pour prévenir la maladie, constatent des experts


Passeport Santé

19 mai 2010

Monde

 

Aucun médicament, aucun supplément alimentaire et aucune intervention sur le mode de vie n’a pour l’heure démontré d’efficacité pour prévenir l’apparition de la maladie d’Alzheimer ou en contrer l’évolution. Et il en va de même pour les troubles cognitifs associés au vieillissement.

C’est le constat que fait un comité d’experts chargés par les National Institutes of Health aux États-Unis de faire le point sur l’état actuel des connaissances dans le domaine de la prévention de la maladie d’Alzheimer et des troubles de la cognition1. Les 15 membres du comité ont livré récemment les résultats d’une revue systématique des essais cliniques publiés à ce jour. Il en ressort qu’il n’existe présentement aucune preuve scientifiquement valable qui permettrait de recommander des interventions cliniques efficaces pour prévenir ces 2 maladies ou pour en ralentir la progression.

Les données recueillies indiquent que les inhibiteurs de la cholinestérase, les médicaments les plus largement prescrits pour ralentir la progression de la maladie à son stade précoce, sont inefficaces en prévention. Il en va de même pour les antihypertenseurs et les hormones de remplacement.

Quant aux anti-inflammatoires non stéroïdiens de type rofécoxib, naproxène et célécoxib, il semble que leur usage pourrait plutôt contribuer à augmenter l’incidence de la démence sénile (y compris la maladie d’Alzheimer et les troubles cognitifs). Les résultats de 2 essais cliniques indiquent que l’hormonothérapie de remplacement pourrait également augmenter l’incidence. Les experts rapportent que les statines n’ont aucun effet préventif sur le déclin cognitif et que le naproxène aurait même des effets négatifs à cet égard. 


Les espoirs porteraient désormais sur des études en cours visant à tester l’efficacité des antidépresseurs, des oméga-3, de l’activité physique et de l’activité intellectuelle. Mais les membres du comité multidisciplinaire soulignent que, jusqu’à présent, les bienfaits associés à ces approches sont plutôt modestes et ils insistent sur la nécessité de poursuivre la recherche en matière de prévention de ces maladies associées au vieillissement.

Un constat d’échec?

Le Dr Serge Gauthier, chercheur à l'Institut Douglas et directeur de l'Unité de recherche sur la maladie d'Alzheimer du Centre McGill d'études sur le vieillissement, ne croit pas que ce rapport soit pour autant un constat d’échec. « Je dirais plutôt qu’il s’agit là d’un rapport d’étape, certes décevant, mais qui doit surtout nous stimuler à en faire davantage dans le domaine de la recherche sur les moyens de prévenir la maladie d’Alzheimer. » Il vient d’ailleurs d’embaucher le Dr John Breightner, un expert américain mondialement reconnu, qui sera chargé de mener, à l’Université McGill, des essais cliniques de grande envergure en vue de faire déboucher la recherche sur des moyens cliniques qui permettraient de prévenir efficacement la maladie. 

Le Dr Gauthier persiste à croire qu’il faut continuer à se pencher sur l’hypertension artérielle, malgré les résultats décevants obtenus à ce jour avec les antihypertenseurs. Selon lui, le manque actuel de preuves de l’efficacité des antihypertenseurs tient au fait que ces interventions devraient commencer très tôt dans la vie (dans la trentaine) pour que l’on puisse véritablement en mesurer les effets préventifs contre la maladie d’Alzheimer.


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